21 juin 2010

REFORME DES RETRAITES : LES CHEMINOTS SONT BIEN CONCERNES


Réforme des Retraites :
LES CHEMINOTS SONT BIEN CONCERNES !
RIEN N’EST JOUE !
IMPOSONS NOS EXIGENCES PAR LA GREVE !

Alors qu’une large majorité des Français est opposée aux mesures envisagées par le Gouvernement, le Ministre du Travail, répondant aux injonctions du MEDEF et utilisant le passage en force à l’approche de la période estivale, a annoncé, le 16 juin, son avant projet de loi confirmant sa volonté d’augmenter l’âge légal de départ à la retraite de 2 ans, et le passage à 41,5 annuités de cotisations.

Ainsi, après une intense période de communication mêlant catastrophisme, mensonges, opposition, faux débats et un simulacre de discussions avec les Organisations Syndicales, le Gouvernement confirme sa volonté de démolir le système de retraite solidaire par répartition.
Utilisant le fatalisme et refusant de s’orienter vers une véritable répartition des richesses, une autre politique de l’emploi et des salaires, le Gouvernement et le Patronat décident de s’attaquer aux droits des salariés, en prolongeant et en amplifiant les logiques des réformes de 1993, 2003 et 2007. Cela se traduira par une baisse significative des pensions, c’est inadmissible !

Loin de vouloir répondre aux enjeux de financement, ces choix idéologiques n’ont comme seuls objectifs que d’affaiblir et de décrédibiliser le système actuel par répartition, pour orienter les salariés, et en particulier les jeunes, vers la capitalisation et les fonds de pension.

CONFIRMATION : Les cheminots sont concernés !

Comme l’avait bien compris la CGT, et contrairement à la communication mensongère de la Direction SNCF visant à démobiliser les cheminots, les régimes spéciaux sont bien impactés par l’avant projet de loi.

L’allongement de la durée de cotisation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 s’appliquerait à tous les régimes de retraite de manière coordonnée et progressive.

Concernant le recul de l’âge de départ à la retraite, si cette disposition ne s’appliquera qu’à partir du 1er janvier 2017, elle impactera notre régime spécial faisant passer l’âge d’ouverture des droits de 55 à 57 ans (50 à 52 ans pour les ADC).

De ce fait, l’âge pivot permettant d’annuler la décote et de faire bénéficier aux cheminots d’une retraite à taux plein, pourrait passer à 59,5 (54,5 ans pour les ADC) ! Ce serait un recul sans précédent, inacceptable !

De plus, l’évolution du taux de cotisation salariale de 7,85% à 10,55% pour la Fonction Publique, pourrait être déclinée dans les régimes spéciaux.

Cette mesure s’apparente à une double peine visant aussi à s’attaquer au pouvoir d’achat des salariés.

L’action nationale interprofessionnelle unitaire du 24 juin prochain prend donc une dimension fondamentale.

La réussite de cette nouvelle étape de lutte est primordiale. La mobilisation sera scrutée attentivement par le Gouvernement.

Rien n’est joué ! Le choix de la période estivale et le calendrier serré mis en oeuvre démontrent que le Gouvernement n’est pas serein !

Le Secteur Fédéral des Cheminots CGT de la Région de Lyon appelle donc les cheminots à agir résolument par la grève le 24 juin, et à participer massivement aux manifestations.

Un préavis de grève unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT couvre la période du 23 juin 2010 à 20h00 au 25 juin 2010 08h00.

MANIFESTATIONS
o LYON : Départ à 10H30 de la Manufacture de tabac
o SAINT ETIENNE : Départ 10H15 de la Gare de CHATEAUCREUX
o ROANNE : Départ 10H15 devant le Sécurité Sociale
o VALENCE : Départ à 14H00 du Champ de Mars
o MONTELIMAR : Départ à 14H00 du Théâtre
o ANNONAY : Départ à 14H00 devant l’Usine FAYA
o AUBENAS : Départ à 15H00 du Champ de Mars
o PRIVAS : Départ à 10H30 de la Préfecture
o LE CHEYLARD : Départ à 10H00 de la Mairie
o BOURGOIN : Départ à 10H00 Parking DIEDERICH
o LA TOUR DU PIN : Départ à 10H00 Place des Halles
o VIENNE : Départ à 10H00 du Champ de Mars
o ROUSSILLON : Départ à 10H00 Place de la République
o BOUR EN BRESSE : Départ à 14H30 Champ de Foire.

9 juin 2010

RETRAITES : RDV 2010


CHEMINOTS, ON VOUS MENT !!!
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES!!!

Alors que le Gouvernement dévoilera son projet de loi sur la prochaine réforme des retraites vers le 16 juin, qu’une nouvelle action interprofessionnelle unitaire se profile le 24 juin prochain et que plus de 68% des Français rejettent les mesures régressives envisagées, les cheminots doivent se mobiliser plus fort et plus nombreux.

Les cheminots concernés car citoyens !!!
L'avnir des retraites est avant tout un choix de société.

De ce point de vue, le patronat, depuis 1945 et la généralisation du droit à la retraite, attaque inlassablement l’âge de départ en retraite sous couvert d’allongement de la durée de vie.
Pour la CGT, c’est une singulière conception des progrès de civilisation, surtout lorsque l’on sait qu’avec les gains d’espérance de vie, le temps consacré à la retraite n’a pas cessé de s’allonger sans remettre en cause la capacité de croissance du pays.

Pour le Gouvernement et le patronat, la retraite doit redevenir l’antichambre de lamort, alors que, pour la CGT, elle doit être une nouvelle étape de la vie.

De plus, reculer l’âge de départ en retraite alors que nous connaissons une période de chômage de masse avec plus de 4 millions de chômeurs, c’est concrètement priver d’emplois des millions de jeunes. Bel avenir pour nos enfants !

Dans le même temps et alors qu’en moyenne les salariés sont « sortis » des entreprises à 58 ans et 9 mois, reculer l’âge de la retraite, c’est abaisser le niveau des pensions et appauvrir significativement les retraités.

Mais, l’orientation de fond qui guide le Gouvernement et le patronat dans cette mission de démolition sociale depuis 1993, 2003 et 2007, c’est que le système de retraite en France fonctionne sur la base de la solidarité actifs/retraités et que des milliers de milliards d’euros échappent totalement aux marchés et à la spéculation.

Pour les chantres du libéralisme, c’est insupportable et ils n’ont de cesse d’affaiblir et de décrédibiliser le système actuel par répartition, pour orienter les salariés vers la capitalisation et les fonds de pensions.

Choix suicidaires pour les salariés, quand on connaît ce qui est arrivé aux retraités américains qui ont tout perdu après les scandales d’ENRON et de WORLCOM.

Il n'y a pas assez d'argent pour les retraites ?
FAUX !!!

Le Gouvernement, surfant sur la peur et le catastrophisme, martèle que l’on ne peut pas faire autrement que de demander des sacrifices aux salariés.

Pourtant, même en prenant les chiffres de M. FILLON, le financement du système est tout à fait possible et l’on pourrait même trouver des ressources pour améliorer celui-ci dès maintenant.

Ainsi, on nous parle d’un besoin de 100 milliards d’euros d’ici 2050, soit 2,5 milliards par an, alors que dans le même temps, le Gouvernement fait 5 milliards de cadeaux fiscaux divers et variés chaque année au Patronat.

De plus, comme les salaires, en faisant contribuer les stock-options, les bonus, l’intéressement ou la participation, la Cour des Comptes a calculé un apport de 9 à 10 milliards d’euros pour les retraites.

Et cela sans parler des sociétés non financières qui ont distribué 83 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2008 et du fait qu’en créant 1 million d’emplois, on dégagerait 5 milliards d’euros pour les retraites.

Pour la CGT, c’est d’une autre répartition des richesses, d’une autre politique de l’emploi et des salaires dont nous avons besoin. Nous sommes bien face à un choix de civilisation.

Les cheminots sont concernés car le régime spécial de la SNCF ne sera pas épargné !

Si pour les cheminots SNCF contractuels (PS25) qui sont au Régime Général, l’attaque sur leur retraite ne fait pas de doute, pour les cheminots au cadre permanent couverts par le Régime Spécial, le Gouvernement et la Direction SNCF tentent d’expliquer que ces derniers ne seraient pas concernés.

Ce procédé malhonnête, déjà utilisé lors de la réforme FILLON de 2003, vise à démobiliser les cheminots et à opposer et diviser les salariés du privé et du public.

Le « Temps Réel » de la Direction SNCF, paru peu de temps avant la journée d’action du 27 mai dernier, relayé par les médias, contribue à cette démarche mensongère.

Ainsi, l’article 12 du décret sur le règlement des retraites du Régime Spécial, suite à la réforme de 2007 que la CGT a combattue, a instauré un principe automatique d’allongement de la durée de cotisation si des mesures législatives sont prises sur le régime de la Fonction Publique.

De plus, il est évident qu’un recul de l’âge de départ à 63 ans dans le Régime Général stigmatiserait les cheminots et pourrait s’appliquer à tout moment au Régime Spécial des cheminots avec un âge de départ repoussé à 58 ans (53 pour les ADC).

De fait, l’âge pivot annulant l’effet de la décote passerait progressivement à 60.5 ans (55.5 ans pour les ADC).

Oui, les cheminots seront impactés par la future réforme. Ils sont donc légitimes à se mobiliser.

Le Gouvernement n’est pas serein. Il a choisi le passage en force et la période estivale pour faire passer une nouvelle réforme de régression sociale.
Les 23 mars et 27 mai ont été des mobilisations importantes et de sérieux avertissements au Gouvernement, mais il y a urgence à élever le rapport de forces.
L’heure n’est plus à « en garder sous la semelle », mais à l’action, à la lutte.

La journée de mobilisation du 24 juin et les initiatives revendicatives de l’été, nécessitent l’engagement de chacune et chacun.

La Fédération CGT des Cheminots va prendre les dispositions nécessaires pour créer les conditions unitaires et multiplier les initiatives avant, pendant et après l’été, pour préserver et améliorer le système de retraite en France et le Régime Spécial des cheminots.

ENSEMBLES EXIGONS :

 Le droit à la retraite à 55 ans (50 ans pour les agents de conduite),
 Le maintien du calcul de la pension sur les 6 derniers mois de salaire,
 L’arrêt de l’allongement de la durée de cotisation,
 La suppression du principe de la décote,
 Le retour à la péréquation des pensions sur les salaires.

20 mai 2010

PREAVIS DE GREVE


FEDERATIONS SYNDICALES DES CHEMINOTS
CGT – UNSA – SUD-Rai l - CFDT

Pour nos retraites, l’emploi,
le pouvoir d’achat,le Service Public,
agissons massivement !

Les Fédérations CGT – UNSA ‐ SUD‐Rail ‐ CFDT des cheminots, réunies en interfédérale le 17 Mai 2010, s’opposent aux annonces gouvernementales concernant l’avenir des retraites.

Ainsi, elles appellent les cheminots à se mobiliser le jeudi 27 Mai 2010, dans le cadre de l’action unitaire interprofessionnelle à l’appel de CGT‐ CFDT‐ FSU‐ UNSA‐ Solidaires.

Le «sommet social» du 10 Mai dernier, convoqué par le Président de la République, n’a apporté aucune réponse concrète sur les questions de l’emploi, des salaires, des conditions de travail, des politiques publiques et de l’avenir des retraites.

La situation socio‐économique s’est fortement dégradée ces derniers mois en France et en Europe, dans ce contexte de crise, l’optimisme affiché par l’Elysée est une véritable provocation vis‐à‐vis des salariés et des populations.
Les banques et les marchés financiers, sauvés hier par l’intervention publique, spéculent aujourd’hui sur la capacité des Etats à rembourser leur dette publique et à diminuer fortement leurs dépenses sociales.

En effet, les plans de rigueur et d’austérité imposés par les marchés financiers, en Grèce, en Espagne, au Portugal et demain en France, visent à faire payer aux salariés la facture.

En France, la dégradation de l’emploi qui sévit depuis plusieurs années, la baisse du pouvoir d’achat, la casse des Services Publics et son lot de restructurations/réorganisations, installent dans notre pays une insécurité sociale pour l’avenir.

La réforme en cours contre le système de retraites par répartition et les propositions du gouvernement contenues dans le document d’orientation sont largement inspirées par le MEDEF.
L’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal de départ à la retraite sont les seules réponses apportées pour le financement des retraites. C’est inacceptable !!
A la SNCF, au nom de la sacro sainte rentabilité financière, la Direction de la SNCF, participe aussi à cette stratégie.
Les milliers d’emplois à statut supprimés ces dernières années, la faiblesse du pouvoir d’achat des cheminots, les incessantes restructurations/réorganisations qui visent à l’éclatement de l’entreprise publique SNCF, sont autant de coups portés au financement du régime spécial de retraite des cheminots.

C’est pourquoi, en appui de nombreuses mobilisations, les Fédérations Syndicales de Cheminots, exigent régulièrement une véritable politique de l’emploi devant répondre aux besoins du Service Public ferroviaire, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.
La revalorisation du pouvoir d’achat, des salaires et pensions et un véritable développement de l’emploi à statut dans l’entreprise intégrée SNCF participent au financement du régime spécial de protection sociale des cheminots.

Les Fédérations Syndicales CGT‐UNSA‐SUD‐Rail‐CFDT réaffirment leur attachement au régime spécial descheminots, au maintien de l’ouverture des droits à la retraite à 55 ans (50 ans pour les ADC) et du calcul des pensions sur le traitement des 6 derniers mois. Elles réitèrent leur opposition à l’abaissement du niveau des pensions, à l’allongement de la durée de cotisation et à tout report de l’âge à la retraite.
Elles exigent le retour à la péréquation des pensions sur les salaires et la suppression de la décote.

Les Fédérations Syndicales CGT – UNSA – SUD-Rail – CFDT appellentl’ensemble des cheminots à agir par la grève le 27 Mai 2010 et à participer massivement aux manifestations prévues dans les départements et les régions.

Un préavis de grève national unitaire a été déposé pour la période du 26 Mai 2010 à 20H00 au 28 Mai 2010 à 08H00, couvrant l’ensemble du personnel de la SNCF.

19 avril 2010

Au 13ème jour de grève : RESPONSABILITE, DEMOCRATIE, LUCIDITE ou ATTENTION AUX PROVOCATIONS ET AUX MANIPULATIONS

Cela fait désormais 13 jours que les agents de conduite, les contrôleurs et les agents de l’activité Fret sont dans une grève reconductible à l’appel de la CGT.
Hasard ou coalition de fortune, c’est le moment qu’ont choisi le Gouvernement, le Président de la SNCF et SUD-Rail pour réapparaître et tenter de faire pression, chacun à leur façon, sur les Assemblées Générales de Cheminots.
ALERTE VIGILANCE !Depuis ce week-end, LES MINISTRES DU GOUVERNEMENT étonnamment muets depuis le début du conflit à la SNCF, ont appelé sans scrupules les cheminots à la reprise du travail.
La paralysie de l’espace aérien national a été l’occasion de fustiger les cheminots et de leur faire porter la responsabilité de l’enlisement de la grève à la SNCF.
En soutenant la posture politique de Guillaume PEPY, de ne pas négocier pendant la grève, le Gouvernement est coresponsable de cette situation.
Il est coupable du retard pris pour se mettre autour de la table.
Dans le même temps, LE PRESIDENT DE LA SNCF a fait une réapparition ce matin sur Europe 1, pour endosser un costume de défenseur de l’intérêt général et de la solidarité, en fustigeant les cheminots en grève malgré le blocage aérien.
Cette provocation cache mal sa responsabilité dans la grève et sa durée.
Il semblerait que le Président de la SNCF ait du mal à avaler les discussions/négociations et les engagements qu’il a dû concéder aux grévistes dans les régions !
Ces interventions méprisantes et provocatrices déferlent au moment où la FEDERATION SUD-RAIL aux abois essaie par tous les moyens d’apparaître dans un conflit qu’elle a déserté dans la quasi-totalité des régions depuis le 06 avril 2010, notamment dans ses bastions comme Paris St Lazare, Thionville ou encore Paris Est où SUD a même appelé à reprendre le travail.
Et pourtant, dans beaucoup d’Assemblées Générales, souvent par la voix de cheminots non grévistes jusqu’à ce jour, SUD-Rail tente de persuader d’un renforcement de l’action, jusqu’à fabriquer de faux appels communs CGT-SUD à poursuivre la grève.
Cette éruption de provocations, surenchères, désinformations, manipulations coïncide avec l’avancée de discussions régionales obtenues par le rapport de forces construit par la seule CGT.
Les uns comme les autres intriguent pour que n’aboutissent pas les discussions/négociations en cours ou tentent de les minorer.
Les discussions/négociations, obtenues sous la pression de la mobilisation et en cours depuis jeudi dernier dans les régions, se sont poursuivies tout le week-end. Le produit de ces rencontres a été, est et sera soumis partout à l’analyse et à l’appréciation des Assemblées Générales représentatives des cheminots en grève.
Les cheminots, avec l’extrême lucidité et la sérieuse responsabilité dont ils font preuve depuis le début de l’action, ont d’ores et déjà pu prendre la mesure des engagements sur l’emploi, les restructurations, les conditions de travail arrachés dans certaines régions et ont décidé de suspendre le mouvement.
LA FEDERATION CGT DES CHEMINOTS a pris acte des décisions prises démocratiquement en Assemblées Générales.
Au-delà des suspensions déjà votées à Marseille et à Clermont Ferrand, d’autres sites ont apprécié le résultat des négociations et suspendu le mouvement.
C’est le cas sur la région de Montpellier, de Rennes, au Havre, à Caen, à Amiens et à Paris Est, aux ADC à Vierzon, Les Aubrais, Perrigny ou encore aux ASCT à Metz, Paris Austerlitz et Limoges.
D’autres décisions devraient suivre dans ce sens dans les heures à venir.
Dans d’autres régions où les Assemblées Générales ont pour le moment reconduit l’action, les discussions se poursuivent dans l’objectif d’obtenir des engagements plus précis à soumettre aux Assemblées Générales qui se tiendront demain dans la journée.
En responsabilité, la CGT prolonge son engagement dans les discussions avec les Directions pour faire avancer les revendications des cheminots.
C’est cette démarche responsable qui a déjà conduit, selon les premiers éléments en notre possession, 97 cheminots dont plusieurs cadres de l’entreprise à rejoindre la CGT ces derniers jours comme à Marseille, Montpellier, Paris Est, Clermont-Ferrand, Reims, Paris Sud-Est, Lyon… pour renforcer le syndicalisme de propositions, d’actions et de négociations.

Montreuil, le 19 avril 2010 - 20h30

LES CHEMINOTS LYONNAIS NE DESARMENT PAS !!!!

A lire impérativement !!!!!!

17 avril 2010

Au 10ème jour de grève...LA MOBILISATION DES CHEMINOTS OBLIGE LA SNCF A FAIRE DES ANNONCES

Alors que la Direction SNCF, pariait sur 48h de conflit en méprisant, stigmatisant les cheminots qui s’engageaient dans l’action et en adoptant une posture refusant tout dialogue, c’est à l’aube du 10e jour de grève qu’elle est contrainte d’ouvrir des discussions dans la plupart des régions concernées par le conflit.
De ce fait, les usagers, qui supportent au quotidien les dysfonctionnements de la SNCF liés aux orientations de la Direction et du Gouvernement, subissent depuis le début du conflit l’incompréhensible intransigeance du Président de la SNCF et ce, avec l’aval de l’Elysée.
L’avenir du Service Public SNCF, du Fret ferroviaire comme réponse aux enjeux environnementaux, des moyens humains et les questions sociales, sont au coeur des revendications exprimées par les cheminots en grève.
Oui, c’est de plus de Services Publics que les populations ont besoin et la SNCF se doit de réorienter sa stratégie en répondant aux besoins de transport de la Nation, et non aux lois du marché et du business.
C’est le sens des exigences des grévistes ! Depuis hier soir, les Directions Régionales SNCF, avec mandat national, organisent des cycles de discussions avec les organisations syndicales en grève et apportent des engagements en termes d’emplois, de conditions de travail, d’organisation de la production…
Encore insuffisantes sur le contenu dans nombre de régions, ces négociations territoriales, qui se poursuivent, sont à mettre à l’actif du rapport de forces qui s’exprime toujours. Ainsi, la mobilisation reste importante dans certaines régions :
72% d’ASCT et 75% d’ADC en grève à Limoges, 75% d’ASCT et 88% d’ADC à Toulouse, 66% d’ASCT et 52% d’ADC à Bordeaux, 77% d’ASCT et 60% d’ADC à Lyon, 76% d’ASCT et 60% d’ADC à Montpellier, 59% d’ASCT et 53% d’ADC à Dijon, 65% d’ASCT et 61% d’ADC à Rouen, 68% de grévistes à la Direction Fret Atlantique,…
Ces discussions régionales, loin de répondre à l’exigence constante de la CGT pour de véritables négociations nationales sur les dossiers structurant de l’entreprise SNCF, constituent pourtant, au regard du rapport de forces national, des points d’appui non négligeables.
La Fédération CGT des cheminots engage la Direction SNCF à être conséquente et efficace dans les discussions, afin de permettre un déblocage de la situation conflictuelle.
Dans le cas contraire, elle assumerait la pleine responsabilité de la poursuite de la grève. Dans tous les cas, ce sont les cheminots grévistes en Assemblées Générales représentatives qui, après avoir débattu, apprécieront le résultat des discussions/négociations et décideront de la suite du conflit.
La Fédération CGT des cheminots, ses militants et les cheminots, observent la réapparition de SUD-Rail dans certains chantiers et dans les Assemblées Générales, pour tenter d’influencer les décisions en arguant d’un renforcement de l’action, alors que la réalité ne révèle tout juste qu’un frémissement dans ses bastions, comme à Paris St Lazare avec moins de 8% de grévistes.

Montreuil, le 16 avril 2010 – 19h45

16 avril 2010

Au 9e jour de grève…La direction SNCF contrainte d'entrouvrir des discussions !!!

Malgré les résultats d’un sondage confidentiel commandé par la SNCF qui exprime la volonté de plus de 65% des usagers de voir aboutir des négociations, la Direction campe toujours sur ses positions, en refusant l’ouverture de négociations nationales.

Pour autant, responsable de cette situation de blocage, la Direction SNCF est contrainte d’engager un processus de discussions dans certaines régions fortement impactées par la grève.

Toutefois, coincée par sa posture irresponsable « pas de prime à la grève », les premières annonces sont encore très loin des attentes et des exigences exprimées.

Cette situation a d’ailleurs conduit l’ensemble des Assemblées Générales de grévistes à reconduire le mouvement ce jour.

En responsabilité, la Fédération CGT des Cheminots et ses militants, travaillent, malgré les difficultés, à des initiatives revendicatives sur le territoire demain pour peser sur l’entreprise et obtenir des engagements prenant en compte les légitimes revendications des cheminots en grève.

Pour tenter de masquer son absence dans l’action engagée par les cheminots depuis 9 jours, ses manoeuvres pour les démobiliser dans la plupart des régions, la Fédération SUD.Rail sort de son inertie.

Les cheminots ne sont pas dupes !

SUD.Rail manie l’art de la manipulation et de la désinformation en annonçant soudainement la multiplicationde débrayages.
Sauf que dans la plupart des régions où elle est influente, SUD.Rail n’appelle pas ses forces à
s’engager.

Malgré ce contexte, la mobilisation reste forte dans certaines régions :
66% ASCT et 77% ADCen grève à Limoges, 75% ASCT et 80% ADC à Toulouse, 52% ASCT et 49% ADC à Bordeaux,78% ASCT et 62% ADC à Lyon, 80% ASCT et 60% ADC à Montpellier, 77% ASCT et 46% ADC à Marseille, 69% ASCT et 53% ADC à Dijon, 49% ASCT et 54% ADC à Paris Sud Est, 64% ASCT et 60% ADC à Rouen, 52% ASCT et 52% ADC à Clermont Ferrand, 38% d’ADC à Reims, 56% d’ADC à Tours, 39% d’ADC à Chambéry…

Guillaume PEPY doit se comporter comme un Président responsable d’une entreprise publique de Service Public qui doit être, de ce fait, exemplaire en matière de dialogue social.

En ce sens, la Direction SNCF doit donner les mandats clairs aux Directions Régionales pour que s’engagent partout, et au plus vite, de réelles discussions permettant d’acter des avancées avec un calendrier de négociations.
Dans le cas contraire, elle porterait la responsabilité du pourrissement du conflit social en cours.

La Fédération CGT des Cheminots appelle ses organisations à exiger des engagements des Directions Régionales SNCF et à faire partager aux cheminots les résultats des échanges et la réalité du rapport de force national.

Ainsi, comme elles le font depuis 10 jours, les Assemblées Générales de grévistes représentatives doivent apprécier lucidement la situation, débattre et décider démocratiquement des suites à donner au mouvement.

Pour autant, la CGT n’entend pas en rabattre sur son exigence de négociations nationales et considère que la Direction SNCF, par sa posture inacceptable, a marqué durablement les relations sociales à la SNCF.


Montreuil, le 15 avril 2010 à 22h55

15 avril 2010

TOUS SOLIDAIRES !!!!!!!!!


Cela fait 9 jours que nos collègues conducteurs, contrôleurs et cheminots du fret sont en conflit avec la direction, notamment concernant les restructurations qui touchent notre entreprise.

PEUT-ON LAISSER SES SEULS METIERS DEFENDRE LA CHAINE DE SERVICE DE LA SNCF ?

Bien que cela relève de problèmes à l’échelle nationale, M. Pepy ne veut pas perdre la face, les négociations se feront donc région par région, tout dépendra de notre rapport de force.

PESONS SUR CES NEGOCIATIONS !

METTONS NOUS OU REMETTONS NOUS EN GREVE !

TOUS SOLIDAIRES !

Assemblée Générale le 16 avril 10h30 à Lyon Perrache

Au 8e jour de grève…DES CHEMINOTS LUCIDES FACE A UNE DIRECTION MANOEUVRIERE


Après la lettre provocatrice du DRH de la SNCF, c’est au tour du président Pépy de s’exprimer ce matin sur RMC pour stigmatiser les cheminots grévistes en désinformant la population sur la réalité de la mobilisation et des circulations.
Ainsi, la direction continue de manipuler l’opinion publique. De plus, le président de la SNCF, encouragé en ce sens par l’Elysée, martèle qu’il n’ouvrira pas de négociations nationales dans le cadre de la grève.
Confrontés à l’incohérence des annonces et à la réalité du trafic, les usagers demandent des explications.
Des élus politiques, de plus en plus nombreux, exigent l’ouverture immédiate de négociations.
Depuis le début du conflit, la Fédération CGT des cheminots ne cesse de créer les conditions de la mobilisation sur tout le territoire et d’amplifier le niveau du rapport de forces afin d’imposer à la direction une véritable négociation nationale.
Malgré le déploiement massif de ses militants sur les chantiers, y compris où les autres organisations syndicales sont plus implantées, des obstacles et des difficultés sont apparus.
Au-delà de l’enfumage permanent et de la désinformation ambiante au sommet de la SNCF, le soutien inconditionnel de l’UNSA et la CFDT à la direction, le refus de SUD Rail de mobiliser les cheminots, dans la plupart des régions, notamment dans ses bastions, ont conforté la direction de la SNCF dans son attitude de blocage et son refus de négocier nationalement.
Malgré cette difficulté, la mobilisation reste forte dans certaines régions : 63% ASCT et 62,5% ADC en grève à Limoges, 75% ASCT et 80,5% ADC à Toulouse, 50% ASCT et 47,6% à Bordeaux, 80% ASCT et 65% ADC à Lyon, 73% ASCT et 68% ADC à Montpellier, 77% ASCT et 44% ADC à Marseille, 53% ASCT et 51% ADC à Dijon, 45% ASCT et 43% ADC à Paris Sud Est, 69% ASCT et 66% ADC à Rouen, 50% ASCT et 52% ADC à Clermont Ferrand, 42% d’ADC à Reims, 51% d’ADC à Tours, 44% d’ADC à Chambéry…
La direction doit revenir à la raison et ouvrir des négociations sur la base des revendications.
D’ailleurs, certaines directions régionales SNCF annoncent des rencontres à ce niveau qui restent à concrétiser.
Pour la fédération CGT, ces discussions doivent s’ouvrir dans toutes les régions et se traduire par des engagements de la direction allant dans le sens des exigences des cheminots.
D’autre part, la Fédération CGT des cheminots a signifié par courrier ce jour, à la direction de la SNCF que la rencontre prévue le 21 avril au plan national doit avoir un contenu intégrant les revendications qui motivent l’action.
L’heure n’est plus à tergiverser. Le temps est venu de négocier !
La Fédération CGT des cheminots appelle ses militants et syndicats à poursuivre la mobilisation afin de contraindre la direction de la SNCF à sortir de cette posture qui exacerbe le mécontentement des cheminots et pénalise les usagers.
Montreuil, le 14 avril – 22h45

14 avril 2010

Au 7ème jour de grève : DES CHEMINOTS MOBILISES ET DETERMINES !!!


La lettre commise par le DRH de la SNCF en réponse à la forte mobilisation notamment au Fret, à la Traction et aux Trains a été vécue comme une provocation inacceptable par l’ensemble des cheminots.
Dans le conflit majeur que nous vivons, s’attaquer au statut des cheminots, prôner l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs ou parler de l’emploi et de la vie des cheminots comme une simple équation à résoudre relèvent d’une attitude indigne que la Fédération CGT des cheminots condamne vivement.
La réponse à la Direction ne s’est pas faite attendre, hier ce sont les cheminots en grève de la région lyonnaise qui ont envahi le siège de la DFSE, à Périgueux, les cheminots ont interpellé leurs dirigeants locaux, aujourd’hui en Normandie, ce sont les agents des ateliers de Quatre Mares qui se sont inscrits spontanément dans l’action.
Les agents du Matériel des ateliers de Romilly ou de l’Ourcq se sont massivement rassemblés pour interpeller leurs directions, pour exiger l’ouverture immédiate de négociations.
La posture de la Direction de la SNCF est significative à bien des égards, refuser de reconnaître le droit constitutionnel de faire grève, tourner le dos aux exigences revendicatives et jouer avec le sort des usagers ne sont pas des attitudes responsables.
Les dirigeants d’une entreprise publique de Service Public se doivent d’être exemplaires en matière de dialogue social, garants des textes républicains et honnêtes vis-à-vis de la Nation et des populations.
Cette stratégie utilisée par la Direction de la SNCF sera lourde de conséquences si elle persiste dans ce sens.
La mobilisation ne s’est pas affaiblie, bien au contraire comme en témoignent les chiffres que nous relevons en ce septième jour de grève : 41% d’ADC en grève à Reims, 60% d’ADC et 75% d’ASCT à Rouen, 74% d’ADC et 64% d’ACST à Limoges, 81% d’ADC et 75% d’ASCT à Toulouse, 50% d’ADC et 49% d’ASCT à Clermont Ferrand, 54% d’ADC et 64% d’ASCT à Dijon, 60% d’ADC et 83% d’ASCT à Lyon, 47% d’ADC et 50% d’ASCT à Bordeaux, 65% d’ADC et 73% d’ASCT à Montpellier, 46% d’ADC à Tours, 38% d’ADC au voyageurs, 58% au fret et 50% d’ASCT pour PSE, 43% d’ADC à Nantes, sur la DFN 43% des ADC sont dans l’action et 32% des ADC du Fret à Rennes…
Après avoir tenté de minimiser les effets de la grève sur les circulations, la Direction est obligée aujourd’hui dans la presse nationale (Le Parisien) de faire son « Mea Culpa » et de reconnaître qu’elle est dans l’incapacité de réaliser les trafics annoncés.
De même, le chiffre de grévistes donné aux médias par la Direction de la SNCF confirme que la mobilisation ne faiblie pas sur le plan national.
Par un déploiement sur tout le territoire national, la Fédération CGT des cheminots et ses militants appellent les cheminots à donner de l’ampleur à ce mouvement national par le dépôt de DII dans les ECT, les Dépôts ou les EIC, par l’organisation d’initiatives locales ou régionales dans toutes les fonctions interpellant les Directions SNCF mais aussi les élus et les citoyens.
Comme le fait la Fédération CGT des cheminots, tous les cheminots sont légitimes pour apostropher le gouvernement et la Direction de l’entreprise afin que s’ouvrent dans les plus brefs délais des négociations à partir de nos revendications sur l’emploi, l’avenir de Fret SNCF, l’organisation de la production et les salaires.
La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à poursuivre et amplifier la mobilisation pour exiger de la Direction de la SNCF l’ouverture de négociations portant sur les revendications à l’origine de ce conflit.
Il est de l’intérêt de tous que la Direction soit aussi lucide et responsable que peuvent l’être les cheminots en grève.

9 avril 2010

AUX CHEMINOTS EN LUTTE !!!!!


L’assemblée générale des cheminots grévistes Perrache, Part Dieu s’est tenue ce matin à 11h.

Nous avons échangé sur les suites à donner au mouvement. Tous les points ont été discutés et notamment le niveau de mobilisation sur les différents chantiers de l’établissement.

A l’issue des débats, l’assemblée générale a voté la reprise du travail.

Face au mépris de la direction devant le mécontentement des cheminots, nous devons rester mobilisés sur les revendications suivantes :


les emplois
les restructurations
les salaires
le fret


IL FAUT SE PREPARER DES MAINTENANT AUX PROCHAINES ACTIONS EN DETAILLANT ENCORE PLUS NOS CAHIERS REVENDICATIFS, EN CONVAINCANT
ET EN MOTIVANT NOS COLLEGUES
.

RDV 11H30 LUNDI 12 avril 2010
Devant la Direction Fret Sud Est,
bat le Plaza, rue de la villette 3ème

8 avril 2010

NE RELACHONS PAS LA PRESSION !!!!!!!!

Jeudi 8 avril 2010, 2éme jour de gréve, les cheminots de Lyon Part Dieu, qui présents à l’AG, ont votés massivement (93% !!!) pour la reconduction du mouvement, l’action ne peut s’arrêter là.

Après avoir interpellé le DET la veille, les cheminots de la région ont donc envahies en nombre la Direction régionale afin de porter leurs revendications et de peser sur les négociations prévues en fin de journée.

STOPPONS « ARROGANCE 2012 »
VENDREDI 09 AVRIL 2010
VENEZ NOMBREUX À L’AG
10h sur le parking

Gare de LYON PART DIEU

AVANT DE SE RASSEMBLER A 11h A PERRACHE AVEC LES CHEMINOTS DE L’EEX LYON NORD,AFIN DE FAIRE LE POINT SUR LES AVANCES OBTENUES APRES LA RENCONTRE DE LA DELEGATION CGT AVEC LA DIRECTRICE DE REGION.

MOBILISONS NOUS,FAISONS-NOUS ENTENDRE !

Le Projet Industriel « ambition 2012 » mis en œuvre par le Président PEPY conduit la SNCF à l’éclatement, à la privatisation, et à un abaissement généralisé des conditions sociales des cheminots.
Les conséquences néfastes se font sentir au quotidien pour la sécurité des circulations et le service public, comme sur les conditions de travail ou le déroulement de carrière.

Le meilleur exemple est le FRET dont la casse nous éloigne toujours plus des objectifs du Grenelle de l’environnement et de la réponse aux attentes des citoyens.
Avec l’abandon du wagon isolé et plusieurs milliers de suppressions d’emplois en 2010, les annonces que s’apprête à faire la Direction SNCF seront irréversibles.
La nouvelle casse des gares et triages dès le 15 avril, les reclassements massifs, vont être l’occasion pour la Direction d’une attaque sans précédent de TOUS LES SERVICES.

« Ambition 2012 », c’est également les EIC et TPI qui éclatent l’Infra et abaissent le niveau de sécurité, c’est « Gare et Connexion » qui se prépare à ouvrir les guichets de la concurrence, c’est l’Etablissement Multi-métiers Loire qui prépare les appels d’offre, c’est le Tram-Train de l’Ouest Lyonnais.

C’est le transfert de charge aux filiales privées du groupe SNCF (VFLI au FRET, EFFIA en gare, KEOLIS pour les TER, Eurostar et Thalys pour VFE…)
Avec le rapport de force qui se développe aujourd’hui, nous sommes sur la bonne voie pour contrer les mauvais coups de la Direction.

Il y a encore beaucoup trop de cheminots qui « n’y croient pas », qui pensent qu’on « ne peut rien faire » ou qui pensent qu’ils seront épargnés.

La Direction fait le choix de l’épreuve de force, ce qui la conduit à multiplier la propagande, les pressions et aussi les provocations.

Insistons et obtenons des avancées sur l'emploi, le point dur de la politique de la Direction Régionale.

Faisons sauter les verrous des embauches (moins de 80 prévues pour 2010 avec de nombreux départs, contre 340 en 2008) permettant par ricochet de régler de nombreux problèmes (précarité, carrière, conditions de travail, service public...).

TOUS LES CHEMINOTS SONT CONCERNES
PAR CETTE QUESTION

7 avril 2010

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Mercredi 7 avril 2010, les cheminots de Lyon Part Dieu présents à l’AG ont votés majoritairement (à 80% !!!) pour la reconduction du mouvement.

Ils ont rejoint ensuite les cheminots de Perrache (en grève depuis lundi 6 avril, 20h) afin d’interpeller vivement le DET sur toutes les restructurations qui touchent l’Etablissement.

JEUDI 08 AVRIL 2010
VENEZ PARTICIPER MASSIVEMENT
À L’ASSEMBLEE GENERALE
9h30 sur le parking
Gare de LYON PART DIEU

AVANT DE SE RASSEMBLER A 12h
DEVANT LA DIRECTION REGIONALE
COURS DE VERDUN

POUR PORTER NOS REVENDICATIONS
MOBILISONS NOUS,
FAISONS NOUS ENTENDRE !!!

Le blog CGT de Lyon Part Dieu reprend du service

15 juillet 2008

QUAND LE PRESIDENT DE LA SNCF.......PREND EN OTAGE LES USAGERS !!!


Après 2 réorganisations de Fret SNCF successives qui ont supprimé en 4 ans 8 000 emplois, 250 gares, 4 triages, la moitié des agences commerciales…, la SNCF ne transporte aujourd’hui plus que 40 milliards de tonnes/km contre 48 en 2003.

Avec cette politique, la part modale du ferroviaire dans le marché des transports de marchandises est passée de 20,6% en 2000 à 12% aujourd’hui !

Cette stratégie industrielle consiste à prioriser les trafics rentables et à livrer, clés en mains, les autres trafics marchandises à la concurrence avec l’accord du gouvernement.

Ainsi c’est l’équivalent d’1,4 million de camions qui a été transféré sur la route en 4 ans.
Cette politique n’a plus de limite puisque nous assistons maintenant au transfert sur la route de transport de matières dangereuses comme certains trafics de gaz. On passe donc du développement durable au développement rentable.

C’est un contre sens social, économique et environnemental eu égard à la responsabilité sociétale d’une grande entreprise publique comme la SNCF après les conclusions et les attentes citoyennes du « Grenelle de l’Environnement ». Des ONG et des syndicats de salariés se sont exprimés pour dénoncer cette politique et alerter l’opinion publique.

Cette gestion uniquement basée sur la rentabilité financière se fait au détriment des populations. En effet, des milliers de PME et de TPE seraient privées d’un accès de proximité au rail et de nombreux territoires ne seront plus desservis par le trafic de marchandises ferré. Ces choix sont inacceptables, contraires à l’aménagement du territoire et au concept du développement durable.

Le gouvernement doit assumer ses propres responsabilités en investissant dans les infrastructures ferroviaires et en subventionnant les trafics « dits déficitaires » mais rentables et utiles socialement. « Passage en force » plutôt que « dialogue social » a Direction de la SNCF tombe le « masque »…. Alors que l’ensemble des organisations syndicales se préparait avec des propositions à une ultime négociation le 29 mai 2008 sur l’avenir de l’activité FRET de la SNCF, le Président de la SNCF décide unilatéralement de rompre les négociations et d’ouvrir la porte à un conflit social important.

Par ce geste irrespectueux pour les cheminots, leurs représentants et pour vos conditions de transport avec les conséquences que cette décision entraîne, il engage le bras de fer avec les organisations syndicales.

Un seul objectif …. Aller au bout de sa logique industrielle et sociale, seul contre tous, quels que soient les avis du personnel, des syndicats, des collectivités publiques ou des ONG.

FRET SNCF : laboratoire du démantèlement du Service Public SNCF les conclusions du Grenelle de l’Environnement pointent la nécessité de développer le transport ferroviaire au regard des enjeux environnementaux et sociétaux.

La SNCF, entreprise publique historique, est implantée sur tout le territoire et dispose d’une gamme d’offres complètes. Les cheminots sont prêts à relever ce défi dès lors que Gouvernement et Direction leur en donnent les moyens.

Avec le concept d’une branche Fret indépendante, c’est tout le contraire qui est proposé par la direction. Cette stratégie vise à démanteler la SNCF en créant des entités autonomes voire concurrentes entre elles. En isolant le Fret du reste de la SNCF, c’est la solidarité économique des différents trafics qui sera de fait remise en cause avec des conséquences sur le prix des billets de voyageurs (Transilien, TER, Grandes Lignes) et sur le maillage du réseau qui permet aujourd’hui d’irriguer tout le territoire. Pour les cheminots, c’est l’instauration de plusieurs réglementations du travail et de dispositions statutaires différentes. La direction prépare les futures filialisations voire privatisations.

Prochaine étape : les activités voyageurs et les usagers

Dans le cadre des politiques libérales décidées par Bruxelles et le Gouvernement qui poussent à l’ouverture à la concurrence des trafics voyageurs en 2010, la Direction SNCF a l’intention de transposer sa stratégie du transport de marchandises au transport de « voyageurs ».

Ainsi, les mêmes orientations seront appliquées avec les mêmes conséquences…mais:
C’EST L’USAGER qui en subira DIRECTEMENT les conséquences.

Développement des prix de marché sur l’ensemble des trains… « Partez quand vous voulez mais payez plus cher » ;

Fermeture de lignes ou suppression de trains s’ils sont jugés non rentables ;
Baisse de la qualité de service par suppression de moyens humains ou matériels…vous le constatez déjà tous les jours ;
Détérioration de la sécurité et de la sûreté dans les trains et les gares pour économiser sur les coûts de production.

Déjà au fur et à mesure des différentes restructurations, vos conditions de transport se
sont dégradées ces dernières années (suppressions de trains, retards, trains en
mauvais état…). Ne laissons pas de nouvelles dégradations se produire.

USAGER(E)S,
CHEMINOT(E)S…..
ENSEMBLE

Refusons le diktat de la Direction SNCF

« Rien ne doit se faire sans nous et encore moins contre nous ! »


Montreuil, le 04 juin 2008
POUR LE SERVICE PUBLIC ET LE PROGRES SOCIAL :
L’HEURE EST AUX MOBILISATIONS !

LES ENJEUX DE LA RÉORGANISATION DE FRET SNCF


A coup de restructurations mises en œuvre à marche forcée, consistant à réduire les missions de service public et à abaisser les conditions sociales des cheminots, la direction de la SNCF remodèle en profondeur l’entreprise à partir d’options libérales.

C’est si vrai qu’aujourd’hui, la stratégie de la SNCF se décide beaucoup plus dans les cabinets d’expertises privés qu’à l’intérieur de l’entreprise.

La réorganisation de Fret SNCF participe de cette vision libérale impulsée par la technocratie qui comme chacun sait connaît tout et a raison sur tout.

Sauf que la philosophie de cette énième réorganisation épouse grandement celle qui a prévalu lors de la précédente restructuration du Fret (Plan VERON) avec les résultats que l’on connaît.

En 2003 la SNCF transportait 48 GTK (Milliards de tonnes/kms) … 40 GTK en 2006 !!! Entre temps ce plan a supprimé plus de 200 points de dessertes Fret dont 100 GPF, 7000 emplois de cheminots, 4 triages, 6 centres de taxation sur 7, réduit le parc locomotives de 21%, celui des wagons de 24%, on est passé de 70 à 36 agences commerciales … Dans cette période, 1 million 400 000 camions supplémentaires ont été mis sur les routes.

La direction de la SNCF a dû reconnaître après coup l’échec de cette réorganisation, et les organisations syndicales, ont une réelle légitimité pour contester les choix actuels.
Ce qui est recherché, c’est un hypothétique équilibre financier par le bas. C’est une stratégie suicidaire !

Avec ce type de raisonnement, on réalise des économies virtuelles, on ampute l’appareil de production (suppression de dessertes, fermetures de triages et de gares….) on supprime des milliers d’emplois, on désoriente la vente, on épuise l’énergie des personnels, on fait le lit de la concurrence, sans effet majeur sur les comptes : PLUS ON TAILLE, PLUS IL FAUT TAILLER ! Le concept de l’intégration industrielle avec la création de la « famille Fret » sert de laboratoire pour toute l’entreprise. En créant des entités autonomes, indépendantes, voire concurrentes entre elles, avec des cheminots placés sous des dispositions statutaires différentes (réglementation, rémunération, notations, sanctions…) la direction prépare les futures filialisations voire privatisations.

Aujourd’hui c’est le FRET, demain ce sera au tour des autres activités !
IL EN SERAIT ALORS FINI DE L’ENTREPRISE INTEGREE et DU STATUT qui constitue un atout pour la SNCF et est le ciment des solidarités entre TOUS les cheminots.

Sans le FRET tel qu’il est aujourd’hui, la SNCF ne sera plus la SNCF !


LA STRATEGIE A HAUTS RISQUESDE LA DIRECTION SNCF

Sentant les mécontentements monter, la direction de la SNCF manœuvre, tergiverse, spécule et se fourvoie dans le chantage et le mensonge, empruntant des arguments faux et éculés, indignes d’une grande entreprise publique.

Après avoir annulé unilatéralement les négociations fixées au 29 Mai 2008, les dirigeants SNCF n’ont qu’une ambition : diviser les syndicats en tentant de rassurer sur ses intentions et en négociant de façon séparée.

NE SOYONS PAS DUPES !
LE FOND DE LA REORGANISATION DE FRET DEMEURE même si la pression revendicative a interrompu, momentanément, les velléités de la direction SNCF de passer en force la déréglementation du travail !


LA STRATEGIE DE LA CGT : MOBILISATIONS ADAPTEES AUX ECHEANCES !

Depuis des mois, la CGT a bataillé ferme pour obtenir des négociations sur la stratégie industrielle (intégration industrielle, famille Fret…) qui demeure le noyau dur de la politique de l’entreprise ! La déréglementation voulue par cette dernière n’en étant qu’une des conséquences!

Le redressement du Fret est possible à condition de stopper le dépeçage de l’outil de production, la suppression des emplois à tour de bras et la remise en cause de la réglementation du travail (RH0077). La CGT a fait de nombreuses propositions dans ce sens !

La Fédération CGT des Cheminots, n’acceptant pas la politique du diktat, a proposé aux fédérations d’engager dès le 23 avril 2008 une Démarche de Concertation Immédiate (DCI) sur la réorganisation du Fret et ses conséquences.

Comme l’a reconnu le Président de la SNCF le 23 Mai 2008, la concertation autour de la DCI comme celle des groupes de travail Fret « roulants » et « sédentaires », n’a rien donné.

Face à cette situation de blocage, la Fédération CGT a proposé aux autres fédérations de débattre du lancement d’une action de haut niveau à compter du 09 ou 10 juin 2008.

Le fait que certaines organisations syndicales décident d’accompagner les choix libéraux de la direction et du gouvernement ne détournera pas la Fédération CGT de ses responsabilités.

Ainsi, au regard des échéances qui sont devant nous (changement de service des ADC au 15/06, mise en place zone Fret Nord au 01/07, modifications statutaires…) la Fédération CGT des Cheminots a déposé un PREAVIS NATIONAL DE GREVE RECONDUCTIBLE à partir du 09 juin
2008 à 20h, couvrant l’ensemble des cheminots du domaine Traction et de l’Exploitation.

Par ailleurs, et pour permettre à TOUS les cheminots de s’inscrire dans la journée d’action interprofessionnelle du 17 juin 2008 sur retraites et temps de travail, auxquels s’ajoutent les questions de pouvoir d’achat, salaires, péréquation, pénibilité et réorganisations, la Fédération CGT des cheminots a déposé le 02/06 une Demande de Concertation Immédiate auprès de la Direction de la SNCF.

Enfin, face au refus de la direction de répondre aux exigences des cheminots du matériel et de l’équipement, la Fédération CGT des cheminots proposera aux autres fédérations, une manifestation nationale pour ces fonctions à Paris d’ici fin juin.


Montreuil, le 03 juin 2008

6 février 2008

RESULTATS DES ELECTIONS DU CA




UN VOTE CGT REVENDICATIF PORTEUR D'EXIGENCES ET DE PERSPECTIVES POUR L'AVENIR !



Avec 42,10 % des voix (+ 2,10 % par rapport aux élections des Comités d’Etablissement de 2006).

La CGT obtient 3 sièges d’Administrateurs salariés sur 6 en passe d’en gagner un quatrième, dans l’attente des résultats définitifs.

Avec 42,10% tous collèges confondus, la liste des candidat(e)s présentée par la CGT à l’élection des représentants des salariés au Conseil d’Administration de la SNCF du 05 Février 2008 conforte et de loin la CGT à sa place de première organisation syndicale dans l’entreprise, loin devant la deuxième. Signe manifeste de l’adhésion à un syndicalisme d’action, porteur de propositions alternatives aux politiques socio-économiques, qui ouvre des perspectives à l’ensemble des salariés.

Ce résultat est à apprécier au regard des évolutions importantes intervenues dans l’entreprise depuis 5 ans (date des dernières élections CA), les multiples restructurations touchant la consistance de 50 % des établissements, le renouvellement conséquent du corps électoral et la diminution des effectifs de 17500 cheminots.

En participant au scrutin à 61,83 %, les cheminots ont témoigné leur attachement au fait syndical. Ils démontrent ainsi leur volonté de « compter » dans les décisions à venir les concernant et dans une période où vont s’engager des discussions avec le Gouvernement sur la représentativité syndicale.

La progression de la CGT dans le collège Cadres, traduit l’exigence de ceux-ci que soit pris en compte leur avis dans les choix stratégiques de l’entreprise. En plaçant la CGT comme deuxième organisation dans le 3ème collège, les cadres ont envoyé un message fort à la Direction de la SNCF quant à la politique managériale qu’elle leur demande de mener et contre laquelle ils se sont aussi mis en grève ces derniers mois.
La démarche de la CGT alliant contestations, mobilisations, propositions et négociations sur tous les dossiers d’actualité dans l’entreprise tel l’avenir du régime spécial de retraite, les salaires, l’emploi, le budget 2008, l’avenir du Fret, est validée à l’occasion de cette élection.

Le processus revendicatif entamé par la puissante grève du 18 octobre 2007, la place centrale occupée par la CGT dans la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, les résultats obtenus, la Manifestation Nationale du 22 janvier 2008 à Paris, ont constitué autant de signes positifs pour la stratégie de la CGT et ont contribué à ce bon résultat électoral.

C’est un élément supplémentaire de confiance pour la réussite des rendez vous revendicatifs à venir dans les prochaines semaines.

En votant majoritairement pour la CGT, et en attribuant 3 sièges d’Administrateurs sur 6, les cheminots et les salariés du groupe SNCF, se sont dotés d’administrateurs qui porteront, au plus haut niveau de l’entreprise et du gouvernement, leurs aspirations et revendications.

Direction et Gouvernement doivent en tenir compte et s’engager vers d’autres choix que la suppression massive d’emplois, la remise en cause des acquis sociaux, la casse de l’activité Fret, la déréglementation sociale et le démantèlement du Service Public.

Sur la revalorisation des salaires et pensions, la CGT exigera de la Direction l’annonce de mesures significatives lors de la table ronde nationale du 19 février 2008.

Lors des prochaines réunions relatives au cycle de négociations sur « la pénibilité » en lien avec la réforme du régime spécial de retraites, la Direction de la SNCF se doit de faire de nouvelles propositions en termes de rémunération et d’abondement en temps, permettant d’impacter le niveau des pensions, les conditions de départ à la retraite et d’améliorer les conditions de vie et de travail de tous.

La Fédération CGT des cheminots remercie tous ses électeurs cheminots et salariés du groupe, ses militants et invite toutes celles et ceux qui ont choisi le bulletin de vote CGT à rejoindre l’organisation comme l’on fait 244 cheminots depuis le début de l’année 2008 pour renforcer leur engagement dans la défense de leurs revendications sociales et le développement du Service Public.


30 janvier 2008

LA CGT NE SIGNE PAS


    LA CGT NE SIGNE PAS

    l'accord national sur le contrat de travail


    Le Comité Confédéral National de la CGT (CCN) réuni le 29 janvier 2008, décide de ne pas signer l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008.

    Qualifié d'«historique » par la Présidente du Medef et le Gouvernement, parce qu'« ouvrant la voie à une f1exisécurité à la française», cet accord accroît la flexibilité des contrats de travail et la précarité des salariés. Le patronat y gagne également de nouvelles sécurités juridiques pour licencier plus facilement et plus rapidement les salariés en restreignant encore les possibilités de recours.

    Le CCN de la CGT mesure le travail intersyndical réalisé pour contraindre le patronat à en rabattre sur ses objectifs les plus extrêmes. Mais force est de constater que, globalement, l'accord répond aux exigences patronales alors que les attentes des salariés et des demandeurs d'emploi restent en suspens, qu'il s'agisse de la précarité des jeunes, du chômage des seniors, de la forte instabilité de l'emploi, ou de l'écrasement des carrières ...

    Le CCN de la CGT décide de poursuivre et d'élargir l'information et la mobilisation des salariés pour faire reculer la précarité, gagner de nouvelles garanties interprofessionnelles permettant la constitution de droits transférables tout au long de la carrière et construire une sécurité sociale professionnelle.

    En continuité avec la bataille menée dans la négociation, la CGT rencontrera le Gouvernement et les groupes parlementaires afin de faire connaître ses critiques, propositions et contrepropositions quant au projet de loi censé reprendre les dispositions de l'accord.


Pour un syndicalisme d'actions et de propositions mais pas de compromission je vote CGT

le mardi 5 Février 2008
Aux élections du Conseil d'Administration
de la SNCF

RENCONTRE ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LES FEDRERATIONS SYNDICALES DES CHEMINOTS DU 28 JANVIER 2008

    Dans une déclaration préliminaire la délégation CGT a rappelé le cadre de cette rencontre et quelques éléments du contexte :

  • Nous en sommes à notre 3ème rencontre, à chaque fois à notre initiative, sur le sujet du Fret depuis de début de l’été 2007, et nous ne sommes toujours pas entendus.
  • La direction SNCF reste arque boutée sur une restructuration en opposition aux conclusions du Grenelle de l’environnement et contestée aussi bien en interne qu’en externe.
  • L’indigence du dialogue social avec une direction autiste qui refuse d’entendre toute proposition et cantonne le rôle des OS dans la négociation de contreparties à la déréglementation et à l’aggravation des conditions de travail.
  • Les arguments dogmatiques de la direction pour justifier sa restructuration sont contredits par la réalité : échec du plan VERON, résultats du fret sur les 9 premiers mois de l’année 2007, expertise SECAFI, rapport WEIBEL…
  • La concurrence intra modale a été favorisée par le gouvernement et la commission européenne dans le cadre des contreparties à la recapitalisation du Fret, sans effet sur le rééquilibrage entre les modes de transport.
  • L’opposition à toute forme de filialisation et au démantèlement de la filière traction.
  • La CGT n’est pas pour le statu-quo et a formulé un ensemble de propositions.

Enfin, la question a été posée de savoir si le gouvernement encourageait cette restructuration inefficace eu égard aux ambitions issues du Grenelle de l’environnement et s’il était prêt à intervenir pour débloquer le dialogue social à la SNCF en demandant à la direction d’ouvrir de véritables négociations sur d’autres bases.

Les 6 autres fédérations syndicales sont intervenues dans le même sens.


    Réponses de M. le Secrétaire d’Etat :

Après le Grenelle de l’environnement, le gouvernement a la volonté de favoriser le report modal et d’atteindre l’objectif de 25 % de fret non routier. Il entend donner au fret ferroviaire un environnement favorable dans lequel la SNCF doit être un opérateur incontournable. Dans ce cadre, le gouvernement a mis en place au ministère un comité opérationnel et profitera de la présidence française de l’Union Européenne à partir du 01/07/2008 pour porter cette question du report modal.

La taxe sur les camions décidée à l’issue du Grenelle de l’environnement devrait rapporter de 800 millions à un milliard d’€ qui seront affectés à l’AFIT (Agence de Financement des Infrastructures de Transports).


Il indique que la concurrence intra modale va être organisée par la création d’une autorité de régulation indépendante, que cela profitera au ferroviaire comme c’est le cas dans d’autres pays européens et que la SNCF, opérateur historique, a tout à y gagner. Par ailleurs, il attend beaucoup des Opérateurs Fret de Proximité, en particulier dans le cadre du plan de relance des ports.

Concernant Fret SNCF, il est d’accord que les résultats ne sont pas bons et que si on ne veut pas que la concurrence s’empare des marchés, le projet industriel porté par la Direction doit réussir. La SNCF est autonome et ses dirigeants seront jugés sur les résultats de ce projet.

Sur les craintes de filialisation du Fret, pour lui ce n’est pas le sujet mais il souhaite que l’intégration industrielle réussisse. Le gouvernement ne demande rien d’autre qu’un fonctionnement efficace de Fret SNCF pour gagner des parts de marché.

Enfin, pour le dialogue social il se retranche derrière l’autonomie de la SNCF et estime que la direction SNCF a fait des propositions et que les OS doivent accepter d’en discuter pour aboutir à un accord équilibré d’ici fin mars.


Pour la CGT, il est clair que le projet et le calendrier de la direction SNCF sont soutenu par le gouvernement. La délégation CGT a rappelé la situation de blocage d’un dialogue social dans lequel la direction ne propose pas mais impose des décisions unilatérales.

La SNCF est une entreprise publique nationale, il est donc de la responsabilité politique du ministère de tutelle de créer les conditions de la restauration d’un dialogue social de qualité entre la direction et les représentants du personnel, en repartant sur d’autres bases que celles qui ont conduit à ce blocage.

Cette rencontre montre que, plus que jamais, l’intervention des cheminots de toutes les filières est nécessaire pour contrer cette réorganisation pouvant conduire à la filialisation du Fret et au démantèlement de la SNCF.

D’ores éjà, la CGT appelle tous les cheminots à :