OUI l’action paye !
Le mouvement social engagé le 18 octobre 2007 et prolongé par la grève reconductible du 13 au 22 novembre 2007, a contraint la direction SNCF et le gouvernement à ouvrir un cycle de négociations tripartites.En suspendant le mouvement de grève et en mettant sous surveillance les négociations,nous sommes entrés dans une nouvel le phase de la bataille revendicative.
A la SNCF, la table ronde du 21 novembre 2007 a déterminé un calendrier de tables rondes thématiques.
Depuis, quatre tables rondes se sont déroulées. Le rapport de force créé par les cheminots a permis des avancées, notamment sur la question du pouvoir d’achat des salaires et pensions.
Pour autant, le compte n’y est toujours pas eu égard aux exigences portées par les cheminots
et des points de blocage demeurent, notamment en ce qui concerne le contenu du cadrage de la
réforme.
A ce stade des négociations, la fédération CGT a décidé de faire le point de l’avancement des
négociations.
Dans le cadre du dépôt du préavis de grève reconductible du 13 novembre, le gouvernement a réduit de moitié le taux de la décote pour l’ensemble des régimes spéciaux en ramenant l’âge pivot à 52,5 ans pour les ADC et 57,5 ans pour les autres cheminots.
Des avancées sur la rémunération des actifs et des retraités ont été obtenues :
- La création d’un nouvel échelon d’ancienneté portant la majoration du traitement et de l’Indemnité de résidence à 23,6% au lieu de 20% actuellement, représente une augmentation salariale d’environ 3% pour tous les agents dès qu’ils entreront dans les conditions d’attribution;
- Le déblocage de fin de grille pour les cheminots de plus de 50 ans bloqués depuis 5 ans sur la dernière position de leur qualification représente également une augmentation de 3% ;
- L’augmentation de la prime de fin d’année par intégration de la prime de travail qui représente +80€ en moyenne en 2008 et +160€ en moyenne à partir de 2009 sur le salaire annuel;
- L’intégration des gratifications d’exploitation et de vacances dans le salaire liquidable comptant pour le calcul de la retraite ;
- Le principe de l’augmentation de la prime de travail dès le 1er janvier 2008 ;
- L’intégration de 3/4 de point d’indemnité derésidence en 2008 dans le salaire liquidable;
- L’augmentation des pensions par des mesures concernant les retraité ;
- Pas de décote sur le minimum de pension qui se situe aujourd’hui à 1.088 euros.
- Le relèvement de la pension de reversion duminimum de pension de 50 à 54 % :
- L’augmentation du nombre de promotions en niveau (+1150) et en qualifications (+500 à 600) en 2008 par rapport à 2007 ;
- Le principe d’ouverture de négociations de la grille salariale d’ici la fin du premier semestre 2008 ;
- Les années cotisées dans le régime général seront prises en compte pour le calcul de la décote ;
- La majoration de la rémunération des ex apprentis et élèves de + 0,25% par trimestre validé au régime général dans la limite de 8 trimestres (soit +2%)
Des avancées ont également été obtenues lors de la 4ème table ronde portant sur la prise en compte « gratuite » des interruptions ou réductions d’activité, la majoration de durée d’assurance pour les femmes et pour les parents ayant élevé trois enfants ou un enfant
handicapé.
handicapé.
Par ailleurs, le gouvernement et la direction SNCF ont pris des mesures supplémentaires visant à augmenter le niveau des pensions lorsque les cheminots prolongent leur activité au-delà de 50 et 55 ans.
Les avancées réduisent d’autant la perte de pension pour un départ à 50 ou 55 ans.
Mais pour autant, le compte n’y est pas.
Les négociations qui vont se poursuivre désormais, avec la détente du calendrier demandée par la quasi totalité des fédérations et obtenue par la CGT, doivent permettre de gagner de nouvelles avancées.
C’est en tout cas ce à quoi va s’attacher la CGT.
Conformément aux engagements pris devant les cheminots, notre fédération maintient son refus de la réforme et négocie sur toutes les revendications afin d’arracher le maximum pour améliorer leurs droits.
Ces négociations qui vont se prolonger jusqu’en janvier et février 2008 doivent se tenir sous le contrôle des cheminots restant mobilisés.
D’autant que ces négociations porteront sur des sujets d’importance tels que la reconnaissance de la pénibilité, l’aménagement des fins de carrière, le parcours professionnel, le compte épargne temps, la compensation des bonifications…
De manière à ce que la mobilisation des cheminots, indispensable pour continuer à peser sur le contenu des négociations, soit la plus massive possible la CGT fera des propositions d’initiatives revendicatives unitaires aux autres fédérations.
Montreuil, le 14 décembre 2007
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